Ateliers de créations pour les personnes détenues

Qui voit la figure humaine correctement ?

Le projet « Indistinction I et II » est né de l’envie de faire voyager l’art hors de ses murs habituels afin de le rendre accessible à des détenus des établissements pénitentiaires d’Aiton et de Chambéry.
Le musée et l’artothèque se sont associés à l’École municipale d’art pour imaginer une proposition mêlant patrimoine, médiation de l’art et création plastique, art ancien et art contemporain, autour d’oeuvres des collections chambériennes. L’idée forte du projet est de proposer aux détenus un rapport privilégié à des oeuvres originales. Puisqu’ils ne peuvent venir vivre l’expérience de la rencontre avec l’oeuvre au musée, c’est l’oeuvre qui est venue à eux.
Dans chaque établissement pénitentiaire, le projet s’est déroulé en deux volets : une semaine de dialogue et d’échange autour des oeuvres avec Mélanie Faguer et Anais Baillon médiatrices au service des publics des musées de Chambéry et de Sandrine Lebrun de l’école municipale d’art.


Cette semaine de découverte des oeuvres originales a été suivi d’une semaine de création avec Sandrine Lebrun artiste plasticienne et directrice de l’EMA et Stéphanie Migliorini, comédienne, metteuse en scène et directrice artistique du Chapiteau Théâtre Compagnie. Elles ont pour intention de décloisonner les esthétiques et de s’approprier des objets du quotidien ou de la culture populaire, notamment le masque. Elles ont impulsé une activité artistique en référence à l’art brut et à l’art modeste en réalisant des détournements d’objets, des masques en volumes et des accessoires ou une environnement visuels réalisé avec les moyens les plus simples.